Le CFA Toulouse Blagnac, l'apprentissage par l'excellence
Il s'agit d'un centre de formation en apprentissage qui accompagne
des jeunes dans de nombreux métiers, notamment l’hôtellerie-restauration,
les métiers de bouche, le commerce ou encore la gestion.
L’établissement se distingue par sa volonté de préparer chaque année leurs
500 diplômés aux réalités de leur futur métier et de promouvoir les meilleures
pratiques au sein des filières qu’il forme.
👉 Pour plus d'info : cfablagnac.org
Sensibilisation à la prévention des addictions : témoignage des dirigeants du CFA
La consommation de produits psychoactifs (tabac, alcool, drogues…) et les comportements à risque sont une réalité dans le monde professionnel et les métiers de l’hôtellerie-restauration sont particulièrement exposés, avec des enjeux significatifs en matière de santé, de sécurité et de maintien dans l’emploi.
Consciente de ces défis, l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) s’est engagée dans une démarche de prévention des conduites addictives afin de faire évoluer les pratiques. >> Consulter le communiqué de presse
Acteur de référence dans la formation aux métiers de l’hôtellerie-restauration, le CFA Toulouse-Blagnac a souhaité agir en amont, dès la formation des futurs professionnels. Accompagné par Prevaly, il mène en 2026 une démarche ambitieuse de sensibilisation aux addictions visant à faire de la santé au travail un véritable facteur de réussite, d’attractivité des métiers et de longévité professionnelle.
Découvrez le témoignage de la directrice Mme Florence Bar Ledieu et du Président M. Thomas Fantini
M. Fantini, pourquoi le CFA a-t-il choisi de travailler avec Prevaly sur la thématique des addictions?
Dans un secteur où la convivialité fait partie intégrante de la culture professionnelle, les conduites addictives constituent un enjeu majeur de santé publique, mais aussi d’attractivité et de pérennité des métiers.
Quand la branche professionnelle de la restauration a appelé l’ensemble des acteurs du secteur à se mobiliser pour faire évoluer les pratiques, Prevaly nous a proposé de construire un travail commun et nous avons immédiatement été intéressés.
Notre ambition est de rendre ces métiers attractifs tout en préparant les jeunes aux réalités de leur futur environnement professionnel. Pour cela, la prévention doit faire partie intégrante de leur formation.
L'apprentissage est avant tout un métier de cœur qui nécessite de s'impliquer à 100% pour le bien-être des apprentis, et nous avons retrouvé ce même engagement chez les équipes de Prevaly. La grande force de Prevaly, c'est leur approche globale à 360 degrés et leur posture. Ils ne viennent pas faire la leçon en tant que "sachants", mais s'appuient sur leurs spécialistes pour nous outiller concrètement.
Mme Bar Ledieu, qu'est-ce qui vous a convaincu dans l'approche proposée par Prevaly ?
Ils nous ont proposé d'organiser des ateliers de sensibilisation aux conduites addictives directement au CFA, sur un format adapté à un public jeune : quiz en ligne, vidéos éducatives et mises en situation avec des lunettes de simulation.
Nos apprentis sont encore des adolescents, il est essentiel de proposer un format ludique, interactif et participatif pour capter leur attention tout en abordant un sujet sérieux.
Ils sont à l'âge des premières expérimentations, ils n'osent pas toujours parler de ces sujets et peuvent avoir peur d'être jugés ou incompris.
Les ateliers conçus par Prevaly favorisent au contraire le dialogue et la réflexion. Les intervenants prennent le temps d'expliquer les effets et les conséquences des substances psychoactives de manière très pédagogique, sans jamais adopter une posture moralisatrice.
M. Fantini, quels types d'addictions ont été ciblés ?
Nous avons choisi de faire un focus sur les addictions liées aux substances "psychoactives", c'est à dire l'alcool, le tabac, la drogue ou encore les médicaments.
L'objectif est d'amener les futurs professionnels à se poser les bonnes questions, qu'ils réfléchissent à leurs consommations mais aussi à ce qu'ils voient autour d'eux, avec leurs camarades ou même en entreprise, auprès de leurs collègues ou de leur maître d'apprentissage.
Les métiers de la restauration sont des métiers passion. Si on veut pouvoir les exercer durablement, il faut prendre soin de sa santé et savoir décoder les situations à risque !
Mme Bar Ledieu, quels bénéfices observez-vous auprès des apprenants du CFA ?
Le bilan est très positif. Plus de 230 apprentis de la filière restauration ont pu être sensibilisés aux addictions en 3 jours sur l'année scolaire 2025/206.
À 16 ans, ils sont nombreux à embrasser ces métiers par vocation, attirés par l'univers de la cuisine, le contact client et l'esprit d'équipe, sans forcément mesurer les contraintes auxquelles ils seront confrontés sur le terrain : horaires décalés, rythme soutenu, fatigue ou encore gestion du stress. Et c'est justement dans ce contexte qu'il y a un risque de recours à certaines substances psychoactives, pour tenir le coup ou décompresser.
Les ateliers animés par Prevaly leur permettent de prendre du recul sur ces pratiques et de comprendre qu'elles peuvent, au contraire, avoir un impact négatif sur leur santé et leur capacité à exercer durablement leur métier.
Ces sujets trouvent naturellement leur place dans le parcours de formation de nos apprentis.
Mme Bar Ledieu, comment pérenniser cette sensibilisation aux addictions ?
La sensibilisation menée par Prevaly a apporté un enrichissement concret pour les apprenants.
Une session de sensibilisation va être organisée en 2027 avec les maîtres d'apprentissage et l'équipe pédagogique du CFA afin d'opérer un véritable transfert de compétences.
L’objectif est de permettre à tous les encadrants des apprentis de relayer ces messages de prévention avec conviction et de gagner progressivement en autonomie sur ces sujets.
Nous souhaitons vraiment que la jeune génération dispose des clés pour comprendre l'impact que les addictions peuvent avoir sur leur santé et sur leur employabilité dans le monde de la restauration.
Nous envisageons également d’étendre cette démarche aux autres filières du CFA. Car au-delà de la restauration, la prévention en santé au travail est un sujet universel qui concerne tous les métiers et tous les futurs professionnels.
M. Fantini, comment envisagez-vous la suite du partenariat entre le CFA et Prevaly ?
Cette démarche nous a permis de découvrir l'étendue des sujets sur lesquels nous pouvons faire appel à Prevaly.
Nous avons déjà identifié les prochaines thématiques que nous souhaitons aborder avec leur accompagnement, au delà des addictions. Nous avons notamment un projet de réaménagement des locaux du CFA pour concevoir des espaces de travail pensés à la fois pour l'apprentissage, la performance et la santé de tous ceux qui les utilisent.
Nous sommes convaincus que la santé est un facteur essentiel de réussite et de maintien durable dans l'emploi, et nous avons l'ambition de promouvoir les meilleures pratiques au sein des filières que nous formons et de faire du CFA Blagnac un véritable pôle d'excellence.
En conclusion
"Si nous voulons que nos métiers attirent et durent, nous devons agir très tôt, dès le CFA, en prenant soin de nos futurs talents pour préparer l'avenir."
Thomas Fantini
L’éclairage de Célia Toulouse, Médecin du travail
La filière de la restauration fait aujourd’hui face à d’importants enjeux de recrutement et d’attractivité. Les contraintes liées aux horaires décalés, à l’intensité du rythme de travail et à la gestion du stress peuvent contribuer à fragiliser les professionnels tout au long de leur parcours.
L’enjeu de ce partenariat est de donner aux jeunes apprentis des repères concrets pour prendre soin de leur santé et prévenir les risques auxquels ils pourront être exposés dans leur vie professionnelle.
Nous avons veillé à adapter le contenu de nos interventions en fonction des publics, qu’il s’agisse des classes de CAP ou de Bac professionnel, tout en portant un message commun : pour exercer durablement un métier que l’on aime, il est essentiel de préserver sa santé.
En sensibilisant les jeunes dès leur formation, nous contribuons à installer une véritable culture de la prévention. Cette démarche associe les apprentis, les équipes pédagogiques et, demain, les maîtres d’apprentissage, afin que chacun puisse agir pour prévenir les risques et devenir acteur de sa santé au travail.
